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 Noah # Si vivre signifie ramper alors lève-toi et crève.

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MessageSujet: Noah # Si vivre signifie ramper alors lève-toi et crève.   Jeu 6 Juin - 21:37


Noah Elowan Ceallaigh
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NOM Ceallaigh PRÉNOM(S) Noah Elowan ÂGE ET NATIONALITÉ 21 ans & Irlandais SITUATION ET ORIENTATION AMOUREUSE Célibataire & HétérosexuelGROUPE Les locaux TYPE DE CHAMBRE Noah ne réside pas à l'hôtel puisqu'il y travaille CÉLÉBRITÉ Dylan O'Biren

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L’alarme se déclencha dans la petite maison irlandaise de madame O’Leary. Celle-ci se leva avec difficulté de son fauteuil et descendit le plus vite possible les escaliers menant à la cave. Ses courtes jambes et sa vieillesse ne lui permettaient pourtant pas d’aller très vite même si elle faisait de son mieux. Elle arriva finalement et ouvrit la trappe et découvrit un joli bébé bien emmitouflé dans ses couvertures, tétant son pouce et serrant son doudou contre son ventre. Il devait avoir quoi ? Deux mois à tout casser ? La vieille dame eut un sourire attendri bien que las. Les abandons étaient de plus en plus fréquents ces derniers temps. Elle prit le poupon dans ses bras, referma la trappe et fit demi-tour. Les escaliers dans l’autres sens étaient bien plus difficiles. Surtout avec un bébé dans les bras.

Finalement, après de rudes efforts, elle arriva dans la salle de bain et posa le poupon sur la table à langer. La première chose qu’elle faisait en recueillant un enfant était de le changer pour en connaître le sexe. En écartant les couvertures, elle découvrit une lettre qu’elle posa à côté, elle la lirait plus tard. Madame O’Leary le déshabilla en douceur, il s’apercevrait bientôt que ce n’était pas sa mère qui s’occupait de lui. Non pas grâce à sa vue plus que mauvaise mais bien grâce à son odorat qui ne trompait pas.

« Oh mais tu es un petit garçon hein ? Comment on va pouvoir t’appeler hein ? Peut-être que la réponse se trouve dans cette lettre ? »

La vieille dame changea la couche, rhabilla le petit, s’empara de la lettre et se rendit dans son salon ou elle le posa pour préparer un biberon. Puis ne voyant qu’il ne disait rien, ouvrit la lettre. C’était rare d’ailleurs qu’elle trouve des lettres, les parents n’étaient jamais fiers de laisser leurs enfants en les abandonnant. Elle se mit à lire

« Bonjour Madame,
On m’a dit que vous étiez une femme douce et que vous vous occupiez très bien des enfants que l’on vous apporte. Je suis tellement désolée de laisser mon fils ainsi, je le regretterai toute ma vie mais je ne peux le garder. Voilà un mois et demi qu’il me comble de bonheur mais mon compagnon ne veut pas de lui et j’ai peur de sa réaction s’il voit que je l’ai encore ce soir. Pas pour moi mais pour lui. Je ne veux pas qu’il subisse ses humeurs et qu’il lui fasse du mal... Si je m’étais enfuie avec lui, il nous aurait retrouvés et le résultat aurait été le même. Vous comprenez bien que je suis coincée et que je n’ai pas d’autre choix…
S’il vous plaît, occupez-vous en bien.
Il s’appelle Noah. »


C’était tout… Ca et là l’encre était un peu diluée par des larmes sans doute. La situation de cette femme devait être bien compliquée si elle ne pouvait même pas aller voir la police dénoncer cet odieux chantage. Elle devait le protéger de quelque chose, mais de quoi ? Madame O’Leary retourna dans le salon ou elle regarda le petit Noah avec pitié. Celui-ci s’était endormi. Pauvre gamin, un mois et demi et une existence pas facile… Elle posa le biberon sur la table basse et attrapa le téléphone. Comme à chaque fois, il fallait qu’elle prévienne qu’on lui avait laissé un bébé pour que les procédures commencent. Et dans quelques jours elle devrait s’en séparer mais pour l’heure, elle le gardait chez elle, le temps qu’on lui trouve une place dans un orphelinat et elle lui donnerait tout l’amour du monde. Sans s’attacher.

***

« NOAH ! Mais putain fous nous la paix ! Allez, dégage ! »

Sa mère tira une taffe de sa cigarette et souffla la fumée sur le visage du petit garçon qui toussota. Celui-ci fit demi-tour et retourna dans sa chambre en slalomant entre les immondices qui traînaient par terre. Entre les boîtes de conserves, les poubelles éventrées et le linge sale, ce n’était parfois pas facile. Le petit serra son doudou contre lui, s’enferma dans sa chambre, se roula en boule et pleura dans son lit. Il ne voulait pas déranger ses parents, juste leur dire qu’il avait fait un cauchemar. Il ne voulait pas les embêter non, et pourtant ils ne s’occupaient jamais de lui, ne l’écoutaient jamais. Bien sûr, Noah savait qu’il avait été adopté et il avait quelques souvenirs heureux avec ses parents, quand tout allait bien. Et puis un jour tout s’était déréglé. On lui avait annoncé que sa tante, la sœur de sa mère était morte dans un accident de voiture et depuis ce jour, sa mère s’était mise à fumer. Mais ce que n’avait pas compris le petit, c’était que ce n’était pas du tabac mais bien de la drogue. Son père avait alors suivi quelques mois plus tard et il s’était retrouvé avec des parents complètement défoncés à longueur de journée, qui vivaient avec l’argent que leurs propre parents leur donnaient.

D’ailleurs, Noah adorait aller chez ses grands-parents. Ils le réconfortaient quand ça n’allait pas, lui faisait des câlins, le nourrissait convenablement et il avait alors l’impression de redevenir un enfant comme les autres, un enfant de sept ans qui ne sait pas encore se gérer. Son quotidien était assez épouvantable. Il se réveillait d’abord, s’habillait, se préparait son petit déjeuner pendant que ses parents ronflaient sur le canapé. Il se rendait ensuite à l’école ou, à part son amie Katie, personne ne lui parlait, le trouvant trop bizarre. Puis le soir, il rentrait, seul chez lui. Le petit n’oubliait jamais de s’acheter un petit goûter à la boulangerie du coin avec l’argent qu’il volait dans le porte monnaie de son père. La boulangère lui donnait toujours un petit bonbon et ile le mangeait très lentement, en profitant au maximum. C’était son dernier petit plaisir avant de retrouver ses parents et l’appartement en décomposition intense. Il faisait ensuite ses devoirs, rangeait et nettoyait sa chambre – seule pièce de la maison en parfait état -, prenait sa douche puis se préparait à manger, seul. Parfois, quand il avait un peu de temps, le petit rangeait un peu la maison ce qui permettait qu’elle ne se transforme pas en taudis. Tel était le quotidien de Noah.

Il avait grandi plus vite que les autres, était plus mature, mais s’était renfermé sur lui au fil des années. Le petit qui aurait dû devenir un jeune garçon épanoui et sociable était devenue totalement introverti, silencieux et dur. Il était en permanence en colère et attendait désespérément que quelque chose le sauve. Oh bien sur, il ne s’y trompait pas et ne nourrissait pas de rêves désespérés. Il était cruellement fataliste et n’espérait aucune aide de l’extérieur. Si quelqu’un devait le sauver, c’était lui et lui seul.

***

Noah avait bien préparé son coup. Et à vrai dire il était plutôt fier de lui. Tout était près. Le jeune garçon avait préparé un énorme sac à dos ou il y avait rangé le nécessaire pour survivre ainsi que les affaires qui comptait pour lui. Il avait même piqué la carte bleue de son père, était allé au distributeur et avait retiré une grosse somme d’argent. Il était à deux doigts de partir, il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire, écrire une petite lettre. Et cela faisait bien vingt minutes qu’il restait là, plantée devant sa feuille avec ce qu’on appelle communément le syndrome de la page blanche. Puis finalement, l’adolescent se décida.

« Papa, Maman.
Quand vous lirez cette lettre, je serai déjà loin. Je m’en vais, je pars, j’essaie de me sauver. Alors par pitié, n’essayez pas de me retrouver pour me ramener dans cet enfer. Je me donne une chance de réussir dans la vie alors ne vous y opposez pas. De toute façon, même si vous essayez de me suivre, je ne me laisserai pas attraper aussi facilement.
Papa, c’est moi qui t’aie piqué de l’argent sur ton compte. Ce n’était pas malhonnête, c’est juste pour ma survie. Finalement, si je m’en sors, tu y seras pour quelque chose. Ce sera au moins une chose que tu auras réussie dans ta vie.
Je ne vais pas vous remercier de m’avoir élevé ainsi, je ne sais même pas si vous m’avez aimé. Je sais que vous ne vous rendez même pas compte de l’enfer que j’ai pu vivre ici, livré à moi-même dès mes premières années. Alors c’est sans regret que je vais vous dire ce simple mot.
Adieu. »


Noah posa son stylo, pris du recul et admira sa lettre. On ne pouvait pas dire que c’était parfait, il aurait voulu exprimer certaines choses différemment mais ce n’était pas trop mal. Il plia sa feuille en trois, la glissa dans une enveloppe et la posa dans la cuisine. Ils allaient bien se lever pour manger ou pour boire un jour. Enfin, il sortit de l’appartement et ferma la porte sans un regard. Sa nouvelle vie pouvait commencer !

***

Noah ferma son cahier d’un geste brusque et rangea ses affaires dans son sac. Ca allait bien les devoirs pour aujourd’hui. Le jeune garçon de dix-sept ans se déshabilla, enfila son pyjama et s’installa bien confortablement dans son lit. Il n’avait pas toujours vécu aussi confortablement durant ses quatre années de fuite. Il avait d’abord rejoint le nord de l’Ecosse pour descendre progressivement vers L’Angleterre. Il était enfin arrivé à Londres et avait décidé que c’était désormais là qu’il ferait sa vie. Le jeune homme avait galéré, enchaînant petit boulot sur petit boulot et se faisant loger et nourrir chez les habitants. Il avait tout essayé. De vendeur à fermier, tout y était passé mais il avait reçu plus d’amour qu’il n’en avait jamais eu avec ses parents. Les familles qui l’accueillaient étaient toujours adorables avec lui et mine de rien, Noah était plus heureux en cavale que chez elle.

Puis finalement Londres. Apparemment ses parents n’avaient jamais décidé de le suivre et il en était bien content. Avec l’argent amassé durant ces quatre ans, Noah était retourné à l’école et avait rattrapé son retard sans problème. Bien sûr, il logeait dans une résidence étudiante, pas chère et il comptait bien commencer des études d’infographiste l’année prochaine. C’est pourquoi l’adolescent s’était retrouvée un nouveau job et se faisait de l’argent pour payer ses études. Il n’était pas malheureux, bien au contraire, il était justement bien content d’avoir quitté ses parents. Bien que parfois son Irlande natale lui manquait mais le jeu en valait bien la chandelle.

***

« Noah, j’ai à te parler. »

L’interpellé répondit qu’il arrivait immédiatement et raccrocha. Le ton de sa copine était sans équivoque. Il enfila une veste et ses baskets avant de sortir dans les rues de Londres, de s’engouffrer dans le métro et de parcourir les quelques arrêts. Une fois arrivé devant le domicile des parents de sa copine, il sonna à la porte et attendit à peine quelques secondes. Hazel, sa petite amie, lui ouvrit et Noah vit directement à l’expression de son visage que quelque chose n’allait pas. Elle le fit entrer en le prenant par le bras, sans un mot puis le poussa dans les escaliers, l’obligeant à monter dans la chambre de sa copine.

« Assied-toi, j’ai pas envie que tu te blesses. »

Docile, l’adolescent s’assit sur le lit et regarda Hazel, l’interrogeant du regard. La réponse ne tarda pas à venir.

« Je suis enceinte. »
« QUOI ?! »
« Chuuuut ! »

Noah ouvrit grand la bouche. Non, ce n’était pas possible ! Pas maintenant, pas à vingt ans ! Pas être père à vingt ans ! Il en était hors de question.

« Rassure-moi, on ne garde pas le bébé hein ?! »

Hazel secoua la tête.

« SI, j’ai décidé de le garder. »

Le jeune homme resta abasourdi encore quelques secondes avant de se lever lentement. Il ne quittait pas des yeux sa petite amie. Il refusait d’être le père, de reconnaître qu’il allait être papa. Il n’était pas prêt ! Il était toujours en cavale, en pleine études d’infographisme. Il avait enfin trouvé un équilibre à sa vie. Il était hors de question de remettre toute sa vie en question. Lui qui avait tellement changé. Il s’était ouvert au monde, avait montré une véritable curiosité, comprendre le monde, apprendre à le connaître aussi. C’était un jeune garçon populaire désormais, avec un humour infini, une maladresse terrible mais avec des sauts d’humeur. Il avait gardé des séquelles de son enfance. Comme une incroyable méfiance, une impulsivité, un don pour être souvent sur la défensive mais extraverti tout de même. Non, impossible d’être père.

Noah fit quelques pas en direction de la porte de chambre et s’en alla, sans dire un mot. Hazel voulait garder le bébé ? Eh bien parfait ! Qu’elle le garde, mais seule ! L’adolescent sorti dans les rues pluvieuses de Londres, erra plusieurs heures avant de rentrer chez lui. Il avait pris sa décision. Rapidement il fit ses valises. Il allait repartir, encore une fois. Mais il en avait l’habitude désormais. Heureusement, il avait de l’argent de côté…

L’irlandais se rendit à l’aéroport et demanda à monter dans le premier avion qui décollait. Bali. C’était une bonne destination ça. Il faisait chaud et beau. Parfait. Noah embarqua sans regrets. C’était terriblement lâche mais il était passé par tellement d’épreuves avant d’arriver à avoir une vie convenable qu’il était hors de question qu’un bébé vienne tout ruiner. Partir était la bonne solution.

***

Noah se rendait au boulot sous un soleil de plomb. Bali s’était avéré être une très bonne destination. Il avait trouvé un petit appartement pas très cher à louer, un boulot saisonnier qui lui permettait de payer une bonne partie de son loyer de l’année et les autres mois, il les passait dans un autre job ou à se dorer la poire au soleil. Au choix. Mais au moins, il était serveur dans l’hôtel Kura-Kura et il ne s’en plaignait pas. Même si ses patrons lui tapaient souvent sur les doigts à cause de sa grande maladresse. Néanmoins, son sens de l’humour et sa gentillesse lui permettait de rester à l’hôtel, continuer à servir et à amuser la galerie.

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PSEUDO Tortunette, Tortue, Cerise, un peu comme vous voulez! ÂGE 20 ans PAYS/RÉGION Je viens de France, d’île-de-France pour être précise! PRÉSENCE 7/7 sauf cas de force majeure, ce qui peut arriver ^^. OU NOUS AS-TU TROUVÉ Grâce au groupe Facebook AUTRE CHOSE C'est mon dernier mot Jean-Pierre What a Face AIDES-NOUS
Code:
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MessageSujet: Re: Noah # Si vivre signifie ramper alors lève-toi et crève.   Jeu 6 Juin - 23:10

Bienvenue parmi nous! Wink


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Ariel Eileen M. Stauner

Administratrice

Arrivé le : 23/04/2013
Baignades : 747
Célébrité : Nina Dobrev
DC/TC : Dites non à la schyzophrénie
Crédits : Bazzart & Kaiji
Nationalité : Américaine
Âge : 21 ans
N° de Chambre : Chez moi


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MessageSujet: Re: Noah # Si vivre signifie ramper alors lève-toi et crève.   Ven 7 Juin - 7:06

Bienvenue à Bali
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Bonjour Noah,

après vérification des disponibilités, nous avons le plaisir de vous informer que votre réservation a été validé, vous logerez dans la chambre numéro X.
Au vu de votre histoire vous intégrer le groupe des Les locaux.

Rah qu'elle histoire bouleversante, j'adore ta façon d'écrire, de détailler la moindre petite chose. (je te conseille de rp avec Sasha). Enfin, ton histoire signifie que la jeune Maman et le bébé vont venir à Balie! Parce que ça sera top ! Enfin j'espère que tu va bien t'amuser ici ^^
Une admin viendra te mettre ta couleur plus tard yeah


Voici quelques liens utiles pour bien commencer :
www. Le Règlement
www. Le Contexte

www. Les Liens et RPs
www. Les Scénarios

Bienvenue à Bali, et profites bien de tes vacances !

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Etre ta femme, porter ton enfant.
Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. Le désir peut faire de votre vie en enfer. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
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MessageSujet: Re: Noah # Si vivre signifie ramper alors lève-toi et crève.   Ven 7 Juin - 7:27

Oh merci beaucoup! C'est super gentil! <3 je suis hyper touchée =).

Et merci Sasha! =D


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MessageSujet: Re: Noah # Si vivre signifie ramper alors lève-toi et crève.   Aujourd'hui à 13:31



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Noah # Si vivre signifie ramper alors lève-toi et crève.

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